Le Faussaire

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Le Faussaire est en salles ! Depuis le 18 mars le film sur Mark Landis présente ce personnage épatant !

Réalisé par Jennifer Grausman et Sam Cullman, distribué par VisioSfeir.

synopsis : 6 identités, 30 ans d'activités, 46 musées dupés. Mark Landis est l'un des plus grands faussaires des temps modernes. Donateur d'une centaine d'oeuvres copiées, le cas Landis a bouleversé le monde de l'Art aux États-Unis. Incompris, haï, poursuivi, l'imitateur de génie continue aujourd'hui d'intriguer par ses méthodes, ses motivations et sa personnalité déroutante. Comment a-t-il pu imiter autant d'artistes, de Walt Disney à Picasso ? Payera-t-il pour ses activités ? Qui se cache derrière Le Faussaire ?

Première Télérama et Le Monde ont aimé et vous ?

Critique de Première : Depuis plus de trente ans, Mark Landis parcourt les États-Unis sous diverses identités pour duper les conservateurs de musée avec ses copies de tableaux. Bien connu des médias, ce grand être voûté à la voix doucereuse fascine par la précision de ses faux. Tourné comme un film noir jazzy, "Le Faussaire" relate la traque de ce gentleman-escroc par ses admirateurs, mais aussi par les conservateurs dont il a blessé l'ego. Le documentaire se révèle plus palpitant encore lorsqu'il tente d' explorer la psyché tortueuse de cet orfèvre de la triche si difficile à cerner. Et c'est avec une étonnante virtuosité, captée par une caméra complice - mystifiée ? - que Landis incarne tour à tour l'artiste incompris, le génie monomaniaque puis l'orphelin en plein complexe freudien. Insaisissable jusqu'au bout.

Critique Télérama : « Il n'y a jamais rien de nouveau sous le soleil. » Telle est la devise du faussaire, en tout cas celle de Mark Landis, un artiste de la contrefaçon. Dos voûté, voix de fausset, oreilles de chou à la Nosferatu, ce sexagénaire a dupé, en trente ans, une cinquantaine de musées américains. D'abord persuadés d'avoir affaire à un généreux collectionneur -- car l'homme n'est pas un escroc ordinaire mais un donateur « philanthrope » doté d'un sens aigu de la mise en scène --, les conservateurs lésés ont fini par s'apercevoir que leurs aquarelles de Paul Signac ou leurs fusains de Watteau avaient tendance à se reproduire...

Ce documentaire vaut avant tout pour Mark Landis lui-même, personnage fascinant qu'on ne se lasse pas d'observer. Diagnostiqué schizo­phrène, l'as du faux passe son temps entre le magasin de bricolage où il achète son matériel, et la chambre malpropre où il peint toute la journée, imitant tous les styles avec une facilité bluffante.

« C'est rassurant de copier, dit-il. Ça me rappelle l'enfance. » Plus les deux réalisateurs tentent de lui brosser le portrait, plus il semble insaisissable, romanesque, désarmant, à la fois drôle et inquiétant. Son obsession pour sa mère, décédée deux ans plus tôt, rappelle le Norman Bates de Psychose, mais sa douceur et ses talents hors normes évoquent plutôt Rain Man.

Landis est à ranger dans la catégorie des « méchants » qu'on aime voir gagner à la fin, au nez et à la barbe des vertueux qui les traquent. L'ancien conservateur d'un musée d'Oklahoma City est de ceux-là, qui a trouvé en Landis son meilleur ennemi et a juré de le poursuivre sans relâche. Avec une certaine ironie, le film met en scène le jeu du chat et de la souris que se livrent le faussaire et l'ex-conservateur, le plus dérangé n'étant probablement pas celui qu'on croit. Les deux finiront par se revoir, lors d'une exposition consacrée... à « l'oeuvre » de Landis. -- M.Bl.


Vous trouverez les séances et les salles sur le site de VisioSfeir : http://www.visiosfeir.fr/seances-du-film-le-faussaire/