Avis - The Homesman

Signaler
-
 JF -
Cette discussion concerne un article du site. Pour la consulter dans son contexte d'origine, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.linternaute.com/cinema/tous-les-films/1914085-the-homesman/

Ce film est poignant du début jusqu'à la fin et brillamment interprété par les acteurs. Car, ici, rien n'est maîtrisable! Pour ce qui concerne sa survie, chacun des personnages est à la merci du plus pur hasard d'une rencontre, d'un geste, d'une parole... qui vient parfois trop tard. Les valeurs, le rang de noblesse et la fonction semblent insuffisants pour garantir l'immunité, dans ce monde où guette la folie. L'issue du voyage est aléatoire et fatalement dramatique quand l'amour entre deux êtres suffirait à rendre ce chemin moins pénible. Le lien qui vient enfin, avec l'offrande d 'une paire de chaussures neuve à cette toute jeune femme, accompagnée d'une délicate mise en garde sur les promesses de liberté, projette une symbolique de vie meilleure possible pour les générations futures.
J'ai beaucoup aimé ce film qui , par delà les apparences, pose question sur beaucoup de choses , la folie, la foi, le rapport homme femme, la genèse des états-unis, etc. Les acteurs sont très bons.

Loin d'un western classique bien que tous les ingrédients à l'image y soient, l'allumage est progressif, entre présentation et préparatifs, avec une musique moins grandiloquente que pour affronter les grands espaces dans des chevauchées spectaculaires mais tout de même de jolis plans étirés. Le couple conduisant les trois égarées promet, on pressent à quelles extrémités cette terre inhospitalière en plus de leurs caractères aguerris, va les amener, les échanges humains de ces contrées étant plus proches du grognement que de la parole. Mary se défend au mieux en tant qu'individu, cantonnée entre sainte et/ou mégère apprivoisée. Elle intrigue à juste titre. Il y a des pics de qualité, quelques gags bienvenus, mais le voyage manque du piment qui ferait décoller ce couple empêtré dans les façons de ce temps-là... Après tant de veulerie, voir Meryl Streep en femme de pasteur est le lot de consolation. Même si Tommy Lee Jones analyse sans complaisance le retour à l'animalité la plus crasse,
Afficher les 30 commentaires